Production

  

Fin 2013, la France compte  2607 éleveurs de vaches laitières certifiés bio ou en conversion, avec un cheptel de plus de   121 443 têtes, soit environ 3% du cheptel national (Agence Bio, 2014). Les  cinq principales régions de production (Pays de Loire, Bretagne, Basse-Normandie,  Franche-Comté et Rhône-Alpes) rassemblent  69% des éleveurs laitiers bio. (CNIEL, 2015)

 

                                Source CNIEL, 2015

Collecte

 

  

La collecte a atteint  537,4 Ml en 2014, soit une progression de +  9,2 % par rapport à 2013. Cela correspond à 2,2 % de la collecte de lait de vache en France. la saisonnalité de la collecte "bio" est marquée avec une amplitude de 30%. Ce niveau est stable  depuis plusieurs années (CNIEL, 2015). En 2014, on dénombre  106 établissements collecteurs de lait de vache biologique (Agresle, Enquête annuelle laitière, 2015), avec trois entreprises qui collectent plus de la moitié de la production (CNIEL, 2014). Les  cinq principales régions de production assurent 68% de la collecte (CNIEL, 2015).

 

                                Source CNIEL, 2015

Transformation

Après une augmentation importante en 2012 (+14 points) liée à une arrivée importante de volumes supplémentaires, la valorisation du lait bio progresse en 2013 (+3 points) mais stagne sur 2014 (-1 point).

L’utilisation du lait bio dans les fabrications de produits de grande consommation est différente du secteur conventionnel : place prépondérante des laits conditionnés (24 % en lait bio contre 10% en conventionnel), alors que les fromages sont en net retrait (14% en bio, 37% en conventionnel). Le beurre et les produits frais sont en proportions comparables.

 

En 2014, la filière laitière bio compte 127 établissements de collecte de lait bio toutes espèces confondues. La transformation est assurée par 155 acteurs (entreprises de taille variable, artisans, producteurs fermiers). Ce sont des fabricants de laits conditionnés (19), de yaourts et laits fermentés (37), de crème (23) de fromages (107), de beurre (20).

75% de la collecte bio est réalisée par 8 acteurs et 3 entreprises collectent plus de la moitié de la production laitière bio.

La majorité des transformateurs ne sont pas spécifiques de produits bio. Source CNIEL, 2015

  
   
 

Distribution

Sur les 9 premières périodes de l’année 2015 les ventes progressent pour l’ensemble des produits laitiers bio en comparaison des mêmes périodes sur 2014, la hausse allant de 4,1% pour les laits conditionnés à 7,8% pour les fromages.

Les ventes de lait conditionné et d’ultrafrais bio poursuivent leur progression alors que les mêmes segments en conventionnels régressent.

Sur la dernière période, les prix repartent légèrement à la hausse sur tous les produits sauf l’ultrafrais bio. Sur 1 an par contre, tous les segments restent en retrait (-0,9 à -3%) sauf l’ultrafrais bio qui maintient une évolution de 0,6%.(Source CNIEL, 2015)

Ventes et prix moyens de produits laitiers biologiques en hypermarchés et supermarchés - 3ème trimestre 2015

Source CNIEL, 2015

 

Dans la continuité des années passées, le commerce en ligne poursuit son essor pour les produits laitiers dans leur globalité, bio et conventionnels. Le beurre bio reste en tête des taux de progression avec + 58% par rapport à l’année précédente.

La part de marché des produits laitiers bio dans l’univers produits laitiers est supérieure dans les ventes en ligne en comparaison des circuits super, hypermarchés et hard discount. Le lait de consommation bio, même s’il recule un peu par rapport au T2, reste proche des 14%.

Les prix payés par le consommateur sont orientés à la baisse. Ils restent inférieurs à ceux des GMS et HD. (Source CNIEL, 2015)

Ventes et prix moyens de produits laitiers biologiques Commerce en ligne 3ème trimestre 2015

Source CNIEL, 2015

  
   

Consommation

Selon l'Agence Bio,  75 % des français ont consommé bio en 2013, avec une part de consommateurs réguliers de 49% (Agence Bio, 2014). Pour ce type de consommateurs, qui achètent du bio plus d'une fois par mois, on remarque que les magasins spécialisés sont privilégiés pour les laits autres que ceux de vache (chèvre, brebis, soja) et les fromages à la coupe, tandis que les laits de vache, crèmes, beurres, yaourts, desserts lactés et fromages emballés sont achetés en GMS (Biolinéaires, 2011).

La Restauration Collective :

Un observatoire de l'Agence Bio étudie depuis 2009 la dynamique d'introduction de produits bio sur un panel d'établissements français (restaurations scolaire, hospitalière, d'entreprise...). Les résultats 2014 sont relativement encourageants (59 % en 2014, alors qu’ils n’étaient que 4 % avant 2016 et 56 % en 2013) mais de nombreux efforts restent à fournir, par les pouvoirs publics notamment, afin d'atteindre les objectifs du Grenelle de l'Environnement de "20% de produits bio dans les commandes de la restauration collective publique de l'Etat". On note que les produits bio sont d'avantage introduits dans les structures qui disposent des budgets alimentaires les moins élevés (67% d'entre elles). Parmi les établissements du panel qui proposent des produits bio, la démarche est quotidienne pour 16%. Les produits les plus introduits sont les produits frais, dont les produits laitiers, qui sont proposés par 85% des restaurants acheteurs de produits bio. Parmi eux, le yaourt reste le produit phare. (Agence Bio, 2014). La saisonnalité des produits proposés est un critère de choix du fournisseur pour 80% des acheteurs, l’origine régionale entre également en compte avec de plus en plus de poids. En effet ce critère était évoqué par 63% des acheteurs en 2012 et par 67% en 2013 (Agence Bio, 2013).

Au niveau européen :

L’Allemagne et la France sont les plus importants marchés bio en Europe : le marché allemand atteint 8,0 milliards d’euros en 2014, la France approche les 5 milliards dans un marché européen de plus de 22 milliards d’euros en 2012 (+ 7,9% par rapport à 2011). En Allemagne, la consommation de produits bio se développe plus vite que la production (+ 7% pour le lait de consommation vs + 3,7%).

La consommation de produits alimentaires bio poursuit sa croissance dans la plupart des pays de l’Union Européenne de manière ininterrompue depuis 2009. En 2012, les marchés bio ont été les plus dynamiques aux Pays-Bas (+ 14% par rapport à 2011), en Italie (+ 12%), en Belgique (+ 7%), en France (+ 6,8%) et en Allemagne (+ 6,6%). La progression est nulle au Danemark (+ 0,5%). Les produits laitiers bio occupent une place conséquente dans certains pays européens : 29 % du lait de consommation au Danemark, 17 % en Autriche, 11 % en France ; 12 % des yaourts en Autriche, 7 % en Allemagne.

Avec 1,12 million d’hectares cultivés en mode biologique en 2014 dont 148 000 ha en conversion, les surfaces bio continuent de progresser en France (+5,4% par rapport à 2013). Elles représentaient, fin 2014, plus de 4,1% de la SAU nationale.

La collecte de lait bio poursuit sa croissance en 2014 mais le rythme ralentit dans les principaux pays producteurs, exception faite de la France (+ 7,7%). L’Allemagne reste le 1er pays producteur avec plus de 700 Ml (+ 3,9%). La France conforte sa seconde place européenne devant le Danemark et l’Autriche. (Source CNIEL, 2015)